• Pas d'extraction de gaz de schiste dans le Kalahari, assure le Botswana

    Le gouvernement botswanais a assuré mardi que la recherche de gaz de schiste ne saurait se faire au détriment de l'environnement, rejetant des informations selon lesquelles l'exploitation a déjà débuté dans la Réserve faunique du Kalahari central.

    "Il y a des prospections de méthane de houille en cours dans la réserve ainsi que dans d'autres endroits du Botswana, mais il n'y a aucune exploitation commerciale, maintenant ou dans un avenir proche", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement Jeff Ramsay.

    "Nous sommes guidés par des réglementations environnementales, auxquelles nous nous tenons", a-t-il insisté, notant que le gaz devait de toute façon être obtenu par forage et non par fracturation.

    La fondation Open Society Initiative for Southern Africa (OSISA) affirme que le Botswana a accordé des concessions "sur de vastes étendues de terres" tout en gardant le public ignorant de ses intentions.

    L'organisation s'est inquiétée des conséquences de la fracturation pour l'eau, rare dans la région, et pour les Sans (Bushmen), populations autochtones qui ont déjà résisté à plusieurs tentatives des autorités pour les expulser de la vaste Réserve faunique du Kalahari central, la deuxième du monde par sa superficie.

    OSISA dit également que le gouvernement a accordé des concessions dans le parc national de Chobe, dans le nord du pays.

    "Il est grand temps que le gouvernement du Botswana fasse la lumière sur les opérations de gaz naturel dans le pays (...) afin que la population puisse décider ce qui est le mieux pour elle et le pays, et pas seulement une petite élite", a déclaré Jeffrey Barbee, auteur (américain) d'un documentaire sur le sujet financé par OSISA.

    L'économie du Botswana, qui dépend fortement des exportations de diamants, cherche à se diversifier, et le gaz pourrait lui permettre de rebondir.

    La fracturation hydraulique est vivement contestée par des défenseurs de l'environnement en Europe, en Amérique ou en Afrique du Sud, qui affirment que le processus est dommageable pour l'environnement, et qu'il risque de polluer durablement les nappes phréatiques.


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